Synthèse hebdomadaire
Nigeria : Uber se retire, élections de 2027 et sécurité en tête des actualités

La semaine a été marquée par l'annonce surprise du retrait d'Uber du Nigeria, tandis que la campagne pour les élections présidentielles de 2027 prend de l'ampleur. La sécurité reste également une préoccupation majeure, avec des incidents maritimes et des saisies de drogues synthétiques. Les autorités nigérianes ont également pris des mesures pour renforcer la lutte contre la corruption et ont reconnu les conséquences du retrait de trois pays de la CEDEAO.
Actualité générale
Uber a annoncé son retrait immédiat du Nigeria et de l’Ouganda après 12 ans d’activité, une décision qui a surpris les chauffeurs dépendant de la plateforme. Dans le secteur financier, le Dangote Refinery a obtenu l’autorisation d’une IPO historique de 1,6 milliard de dollars, tandis que la fintech Nomba a levé 3 millions de dollars pour étendre ses services de paiements transfrontaliers. La Banque centrale a signalé une baisse de 89 % des emprunts des banques à son Standing Lending Facility en août, et un autre mécanisme d’achats OMO a retiré 4,72 trilliards de nairas du système. Par ailleurs, les autorités de Lagos ont averti que forcer une épouse à avoir des rapports sexuels sans consentement pourrait entraîner une peine de prison à perpétuité, et le gouvernement a confirmé le retrait prévu de 200 soldats américains déployés dans le pays.
Élections
Cette semaine, le Nigeria a vu l'opposition se concentrer sur la préparation de la présidentielle de 2027. Un sommet des forces de l'opposition, organisé par la coalition G‑100 à Abuja, a réuni des figures clés comme Atiku Abubakar et Peter Obi, mais les discussions n'ont pas abouti à la désignation d'un candidat unique. Parallèlement, Atiku Abubakar a engagé une société de lobbying américaine pour affiner son image auprès des décideurs à Washington et pour examiner le passé de l'actuel président Bola Tinubu, qui a lui‑même fait appel à un cabinet de lobbying à Washington en janvier dernier. Ces développements montrent que la campagne électorale se joue à la fois sur le terrain national et à l'international.
Sécurité
Dans le mois d’août 2026, plusieurs incidents maritimes ont eu lieu en Afrique : un ferry sur le lac Kariba, au Zimbabwe, a coulé, faisant 94 victimes ; un bateau a chaviré dans l’État de Sokoto, au Nigeria, entraînant 50 morts ; et un incendie suivi d’une explosion sur un navire congolais sur le lac Tanganyika, près de Kigoma, en Tanzanie, a causé six décès. Ces accidents mettent en lumière des problèmes de surpeuplement, de contrôles de sécurité insuffisants et de formation des équipages, selon un responsable de la sécurité maritime internationale. Parallèlement, l’agence nigériane de lutte contre le trafic de stupéfiants a annoncé la saisie de plus de 47 000 comprimés de captagon destinés à la région du nord, zone touchée depuis plus de dix‑sept ans par des violences jihadistes. Cette opération illustre les efforts continus du pays pour freiner la distribution de drogues synthétiques.
Économie
Cette semaine, un incident sur un oléoduc dans le sud‑est du Nigeria a fait au moins 37 morts après que des personnes aient inhalé un produit pétrolier toxique lors d’une tentative de vol. Parallèlement, la plateforme de VTC américaine Uber a annoncé la cessation immédiate de ses activités au Nigeria et en Ouganda, tout en prévoyant une réduction de 10 % de ses effectifs à l’échelle mondiale. Les autorités locales enquêtent sur les circonstances de l’incident, tandis que les employés d’Uber dans les deux pays seront affectés par la fermeture.
Justice
Au Nigeria, la direction de l’EFCC a annoncé la révocation de 40 agents chargés de la lutte contre la corruption. Selon le chef de l’EFCC, ces fonctionnaires sont accusés de divers actes de corruption. Il précise que plus de cinq des personnes limogées font déjà l’objet de procédures judiciaires. Cette décision intervient dans le cadre d’une campagne de réorganisation visant à renforcer l’intégrité des services de lutte contre la corruption.
Diplomatie
Cette semaine, la présidence nigériane a reconnu les conséquences du retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Selon les déclarations officielles, l’exclusion de ces trois États a affaibli les mécanismes clés d’intégration régionale. Cette évolution est ainsi considérée comme un défi majeur pour la coopération en Afrique de l’Ouest.
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